Votre propre productivité au travail vous tracasse ? Pour ces mêmes raisons, vous avez peu de temps à consacrer à la lecture d’articles en ligne et voudriez rapidement accéder au b.a.-ba sur le sujet ? Dans ce cas voici quelques principes fondamentaux sur l’évolution de votre productivité au travail au cours d’une journée type, suivis de nos meilleurs conseils afin de l’optimiser. Prêt à vous découvrir vous-même en deux temps, trois clics ?

Productivité au travail : comment se déroule une journée type ?

Une étude menée par une équipe de chercheurs du London Offices, publiée par Daily Mail, a permis de mettre en relief l’alternance entre moments de travail assidu, où la concentration atteint son paroxysme, et périodes de relâchement. La journée s’articule ainsi en 4 temps forts :

  1. Entre 9H30 et 11H30, la productivité au travail est à son apogée (le pic, selon l’étude, est atteint à 10H26) : la phase difficile de réveil ayant été dépassée, les mails urgents du matin traités, et la journée de travail planifiée, on rentre dans le vif du sujet : l’accomplissement de ses tâches.
  1. Une longue phase de dépression s’initie à partir de 11H30, lorsque les premiers signes de la faim apparaissent : l’attention est alors davantage orientée vers le futur repas et ses modalités pratiques. Cette phase se poursuit avec la digestion, qui peut entraîner une légère fatigue chez certains. Durant cette période, les pauses « réseaux sociaux » entre deux tâches sont courantes, 14h55 ayant été arrêtée par l’étude comme l’heure la moins productive de l’après-midi.
  1. De nouveau, la productivité est de retour aux alentours de 16H (16H16 en moyenne, selon l’étude). Un brusque regain d’énergie qui n’est pas totalement désintéressé, puisque les salariés, s’ils ne veulent pas retarder leur départ du soir, doivent mettre les bouchées doubles pour achever les tâches restantes.
  1. Pour finir, la productivité au travail flanche définitivement deux à trois heures après cette seconde vague productive : les pensées du salariés se focalisent à nouveau sur les activités qui occuperont sa soirée. De manière plus générale, « l’heure psychologique » -cette heure socialement admise, au-delà de laquelle un salarié peut prendre la chemin de la sortie– sonnera le glas de son efficacité.

Businessman holding alarmclock and checking time with his watch on wrist. Handsome man in glasses looking shocked.

Optimiser sa productivité au travail

« Connais-toi toi-même », disait Socrate : le paragraphe qui précède a identifié les plages horaires théoriques les plus productives de votre journée, tout comme celles au cours desquelles l’attention de relâche. Or, un homme avertit en vaut deux ! A présent, il s’agit de déjouer les coups bas de notre mécanisme interne.

 Conseil N°1 : maximisez vos périodes de productivité

Il est primordial de respecter les périodes de concentration et de relâchement suggérées par votre journée type. Ne luttez pas, au contraire : allez dans le même sens ! Ainsi, pendant les périodes repérées comme productives :

  • Prévoyez d’accomplir les tâches nécessitant le plus de concentration de votre part ; par exemple, clôturer un dossier important, assister à une réunion avec vos supérieurs, mener un rendez-vous décisif avec un client.
  • Bien sûr, évitez les distractions (Facebook, vade retro satana !), mais pas seulement : reportez à plus tard les tâches routinières requérant une attention moindre, comme répondre aux emails par exemple, ranger votre bureau, etc.

Conseil N°2 : déjouez les mécanismes de votre relâchement

Pendant les périodes de relâchement  supposées, rien ne sert de s’acharner non plus. Une simple pause, parfois même de cinq minutes, peut suffire à re-convoquer l’attention et accroître votre productivité au travail.

Selon Michael Davies, de London Offices.com, les pauses courtes sont préférables aux pauses longues, pourtant préconisées par les entreprises françaises (les fameuses quinze minutes obligatoires, à prendre deux fois par jour !). Bien souvent, le simple fait de se mettre en mouvement ou de penser à autre chose suffit à relâcher le corps et redynamiser son cerveau.

Ainsi, « passer un appel personnel », « consulter un site internet », « prendre une tasse de café » ou plus simplement « se dégourdir les jambes jusqu’à la fontaine à eau » (ou jusqu’aux toilettes, l’un allant de pair avec l’autre) trois fois dans l’après-midi serait préférable à une seule et longue interruption, finalement contre-productive : on se ramollit, et, in fine, on perd le fil.

Conseil N°3 : et la sieste au travail, y avez-vous songé ?

Quand l’entreprise y est favorable, voire (mieux encore) qu’elle fournit les installations propices à son observation, la sieste devient alors une astuce éprouvée, permettant aux salariés de déjouer cette alternance veule entre périodes d’acharnement et de relâchement. Choisissez l’instant où vos paupières se ferment malgré vous, et où même les cafés ne parviennent plus à juguler ce ralentissement biologique naturel. Observez le conseil des 20 minutes entendu et rabâché partout : oui, il fonctionne.

Pour en lire davantage sur les bienfaits de la sieste au travail, consultez notre article Faire la sieste au travail.

Conseil N°4 : la fatigue, votre alliée insoupçonnée

Enfin, vous ne le saviez peut-être pas, mais la fatigue peut aussi stimuler la créativité, d’où le fait que beaucoup d’adultes sont à leur efficacité maximale pour créer ou produire des raisonnements complexes le soir ! Voyez-vous, à chaque heure de la journée recèle une part d’avantages.

Pour conclure, il est important de se connaître soi-même afin de mieux anticiper les réactions de son corps, et ainsi maximiser sa productivité au travail. Pour approfondir le sujet et remonter aux mécanismes biologiques à l’origine de ces phases –votre horloge interne, l’incidence de vos hormones, etc. nous vous recommandons la lecture de cet article complémentaire.