– Parlez nous un peu de vous ? D’où vous venez, votre parcours…

Je viens de Vendée, d’un petit village nommé Auzay, avec 500 habitants, un clocher, et une boulangerie à 10 minutes de voiture. J’ai fait ensuite mes études à Lyon en école de commerce où j’ai rencontré Romain. Comme tout étudiant de cette école, je me suis retrouvé en stage au 22e étage d’une tour de la Défense. Petit contraste… Après 18 ans passés à la campagne sans toucher une bêche, c’est seulement arrivé à Paris que j’ai eu envie de jardiner et d’intégrer la nature dans mon quotidien. Du coup on a tout appris sur le tas avec Romain, en installant des potagers sur des balcons, sur des friches, des jardins partagés et même en faisant pousser des salades sous des néons (et seulement des salades) !

– Comment vous est venu l’idée de Ciel Mon Radis ? 

Lors d’un start-up week-end en Lozère auquel on participait, l’idée a germé de faire entrer le potager dans les entreprises de la Défense. En gros, on imaginait que la compta échangerait ses carottes contre les salades du marketing ! Plus sérieusement, notre projet était de resserrer les liens entre les collaborateurs en apportant la pause jardinage au bureau. On a gagné le premier prix et tout de suite lancé notre projet ! Le concours s’appelait « La Start-up est dans le Pré » : http://www.lastartupestdanslepre.fr on était bien dans le thème…

– Racontez nous votre journée type. Quel est votre emploi du temps aujourd’hui ?

Romain est « marchand de radis », il rencontre des directeurs de ressources humaines et leur montre comment avec nous, les gens sèment. Dès que mon co-équipier récolte un projet, je m’occupe du reste. En tant que jardinier en chef, j’organise l’installation du potager dans l’entreprise et je prépare les animations de jardinage et de cuisine.

– Comment définissez-vous l’aventure d’une personne qui se lance en tant qu’indépendant ?

Une bonne dose d’adrénaline ! Monter son projet nous amène à prendre des risques, mais plus l’entreprise avance plus cela devient grisant !

– Quels sont les challenges auxquels vous devez faire face au quotidien ?

C’est simple il y en a trois :

  1. Il faut aimer être multi-tâches ! Pour nous, les semaines sont très diverses : on commence avec une animation jardinage, puis une séance de powerpoint, un rendez-vous, du photoshop, des prototypages, des tests de recettes, un salon, une réponse à un devis, le recrutement d’un stagiaire, une candidature à un concours, des skypes avec notre développeur web, et pour finir en beauté, la compta le dimanche.
  2. Les journées longues : même si on tient à garder une vie équilibrée, certaines nuits courtes s’imposent…
  3. Passer à l’action : les moments où on avance le plus c’est quand on installe les potagers chez un client. Confronter son idée à ses utilisateurs permet de faire tous les ajustements que l’on n’avait pas anticipés derrière notre ordinateur.

– Selon vous, quels sont les secrets pour s’épanouir au travail ?

Le plus important est d’apprécier les gens avec qui on travaille. En ce moment, on a deux stagiaires motivées, autonomes et très sympas : c’est un vrai bonheur de les retrouver tous les matins ! Du côté des fondateurs, Romain et moi sommes deux amis, on se connait bien et on aime confronter nos idées. Ces discussions au quotidien nous permettent de prendre du recul et de faire avancer l’entreprise. Travailler à deux est un réel confort. Et puis quand à minuit on est en train de poncer nos potagers pour une installation chez un client, c’est génial de pouvoir se motiver à deux !

– Pourquoi avoir choisi de collaborer avec Nextdoor ?

Parce qu’on est d’accord sur le fait qu’il faut changer les modes de travail. Le bureau de demain doit encourager les rencontres ! Les discussions informelles avec des personnes d’autres services, d’autres domaines, des plus vieux, des plus jeunes, permettent de faire des pas de géants dans son travail et dans ses idées.

Nextdoor a choisi de placer la convivialité au coeur de son offre de coworking. Or le jardinage et la cuisine que nous proposons avec Ciel mon radis sont de bons vecteurs de liens social. Et ce dans la durée, puisque cette convivialité se construit de la graine, jusqu’à l’assiette ! Autour du potager, les collaborateurs de différentes start-up se rencontrent, échangent leur numéro pour s’accorder sur les arrosages, et parfois des cartes de visites…

De plus, Bouygues Immobilier est l’entreprise chez qui nous avons pour la première fois installé notre potager d’intérieur. Bouygues Immobilier nous a soutenu en nous proposant de travailler avec sa nouvelle filiale Nextdoor. Il y a donc une proximité avec ce grand groupe que nous sommes ravis de perpétuer !

– Une anecdote à nous raconter ?

Nous allons en Lozère pour produire notre potager ! Notre fournisseur dispose d’un atelier niché sur un flanc de montagne, en surplomb de la vallée du Lot. Un endroit où on ne s’attend pas à trouver des machines de découpe high tech… Et pourtant ! Il dispose d’une fraiseuse numérique dernier cri qui nous permet de fabriquer un potager d’intérieur assemblé en cinq minutes, sans clous ni vis !

– Si vous deviez définir Nextdoor en 3 mots ?

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