A ce jour, le débat sur la transformation numérique se focalise :

  •  soit sur les outils eux-mêmes (de plus en plus nombreux…) et leurs usages,
  • soit sur les effets de l’utilisation des nouvelles technologies au sens large par les différentes générations.

 

Ce qui interpelle, c’est que l’humain avec un grand H est le plus souvent la variable d’ajustement de la transformation autour des outils & leurs usages.
En réalité il n’est pas une variable … il est le facteur déterminant de la réussite de la transformation !
Nous savons que l’ouverture d’esprit ou l’élasticité du cerveau joue un rôle primordial pour apprendre. Si sur ce sujet, il est de coutume de penser que les « jeunes » apprennent plus vite que les « anciens », il est toutefois indéniable que dans l’apprentissage, le facteur « motivation » est majeur, associé au facteur « temps » qui est lui aussi une composante « clef » pour incuber un nouveau savoir quel qu’il soit.
On comprend ainsi qu’il est inapproprié de parler d’outils ou de génération puisque l’essentiel n’est finalement pas là.

Alors, comment faciliter cet apprentissage et contribuer à transformer les états d’esprit ?

Notre conviction est qu’il est nécessaire que chacun puisse évoluer dans un processus de parcours.
Il permet de dédier du temps à l’apprentissage et doit laisser place au ludique, à la créativité et au temps (amusant car le numérique a ceci de particulier qu’il a contribué à rétrécir le temps !).
Ainsi l’exercice le plus difficile à mettre en œuvre est d’accepter de prendre du temps, de faire des aller-retour, des expériences. Ce n’est pas celui du choix des outils, ce n’est pas non plus une question d’être né au bon moment.

Nous avons tous appris et continuons d’apprendre en consacrant du temps, en observant, en écoutant, en nous trompant et en recommençant. Il en va de même pour la transformation numérique : prenons le temps. Celui d’un parcours qui permet de s’affranchir d’une vision uniquement technique, uniquement basée sur les usages et clivée par génération. La collaboration et la gestion autour de cette mutation rend à l’être humain ce qui lui est spécifique : l’échange, l’écoute, la volonté de transmettre, l’observation, bref ce qui structure les 20 à 30 premières années de la vie de chacun d’entre nous et qui ensuite s’enrichit au fil des années.
Cette transformation expérientielle est un nouveau savoir à portée de notre doigt.

Par Roseline Desgroux Disruption Coach & Sébastien Morizot Digital Thinker