Une « petite devinette » pour commencer ?

Quel ado, déjà très grand pour son jeune âge (14 ans), connait personnellement 500 millions de personnes dans le monde, dont 14 millions en France ? Et selon vous, que pourrait-il bien faire de tant de contacts ? Réponse : Ce que font tous les ados de 14 ans : ils refont le monde !

Fabienne Arata est directrice de la business unit Talent solutions de LinkedIn France depuis le mois de janvier dernier.

Elle nous a fait l’amitié de venir échanger avec les membres de la communauté Nextdoor, partageant à cette occasion la primeur de trois chiffres tout juste officiels, à même de nous convaincre du caractère incontournable de ce réseau social professionnel unique en son genre.

Mais au-delà des communiqués de presse, elle nous a aussi livré sa vision de cet outil ultraperformant, dont l’ADN est «d’offrir des opportunités à chacun des membres de la population économique mondiale ».

La plupart d’entre nous ont rejoint (ou rejoindront) LinkedIn à un instant T de notre carrière, au cours duquel nous avons souhaité évoluer professionnellement : soit pour nous repositionner sur nos fonctions, soit pour changer d’emploi, une autre bonne raison étant la nécessité de recruter…

Accompagner ces périodes charnières, que Fabienne Arata appelle « des moments de vie », constitue selon elle la motivation première de ses équipes, et la raison d’être de LinkedIn.

Car sa vocation est alors, non pas de mettre ses données à notre disposition, mais plutôt de travailler avec, et sur nos données, de façon extrêmement fine. Ce qui lui permet de décliner deux grandes familles de services :

  • nous soumettre le plus grand nombre possible d’opportunités professionnelles, sans jamais nous noyer (sous trop d’informations), ou nous perdre (en nous attirant dans toutes les directions),
  • nous offrir un espace où il nous est possible d’être trouvé, vu, lu, entendu… mais aussi, pour ceux qui le souhaitent, de capter l’attention de nos cibles.

Nous sommes nombreux à avoir compris la valeur ajoutée du premier réseau social professionnel du monde. Aujourd’hui, « notre ado » vient de franchir trois paliers :

500 millions de membres connectés dans le monde

14 millions de membres sur la plateforme française

10 millions d’offres d’emploi, publiées de façon permanente

 

Quand LinkedIn me fait rêver…

Sachant que le nombre de postes jusqu’alors recensés sur LinkedIn était de 6 millions, l’on ne peut que saluer ce bond de géant, et réaliser la quantité vertigineuse d’opportunités effectivement présente sur ce réseau social… Des opportunités à foison, certes ; mais de plus, triées et adressées aves soin : nous en avons tous fait l’expérience, l’outil est stupéfiant de pertinence, que ce soit en termes de relations suggérées, postes proposés et autres recoupements…

Imaginez alors les possibilités et les enjeux en termes d’emploi et de formation.

Vous pensez peut-être que l’on s’enflamme quelque peu ?

Pourtant, parce que LinkedIn est d’abord un réseau social, ce qu’il maîtrise mieux que tout autre organisme est de faire se rencontrer ses membres… Pour cette raison, il a été amené à travailler avec certaines collectivités dans le monde (mais non encore en France), afin de faciliter la mise en perspective des besoins et des disponibilités. Et selon Fabienne Arata, c’est ici que réside l’un des axes majeurs de développement de LinkedIn France sur les prochaines années.

Car, nous explique-t-elle, « dans la mesure où nous sommes en capacité de mettre en relation les individus que nous sommes avec les entreprises d’une part, et puis de donner une visibilité extrêmement granulaire à l’échelle d’une région, d’une ville (…) sur l’ensemble des compétences immédiatement disponibles et sur les compétences demandées par les entreprises de la région ou de la ville en question, nous sommes en capacité de travailler aux côtés des institutions, pour pouvoir apporter une pierre à l’édifice et transformer autant que faire ce peu le monde et l’économie qui nous entoure ».

De quoi rêver d’un marché de l’emploi plus agile, plus réactif… au moins pour ceux qui sont présents sur la plateforme.

L’un des talents de LinkedIn est certes de savoir mettre à profit ces instants T évoqués plus haut, au cours desquels nous sommes disponibles, conscients « de la nécessité de – ».  Nécessité d’évoluer, de s’ouvrir sur l’extérieur ou se montrer, de se tenir informé ou encore de se former… À l’échelle de la planète, ces moments de vie que LinkedIn parvient à capter sont au nombre de deux par seconde…

« Deux nouveaux membres se connectent sur LindekIn chaque seconde » (Fabienne Arata).

Cependant, vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’un membre sur deux est véritablement actif sur LinkedIn… Autrement dit, une personne sur deux ne profite pas pleinement de ses fonctionnalités.

 

Fabienne Arata nous rappelle alors les trois grands axes de développement proposés :

  1. Get hired : grâce à ses 10 millions d’offres d’emploi publiées en permanence, LinkedIn est devenu incontournable pour qui cherche à changer de poste, ou trouver son premier emploi : 40 millions d’étudiants (non encore entrés dans la vie active) ont déjà créé leur profil…
  2. Build relationships : en croisant toutes les informations dont il dispose (compétences, références, centres d’intérêts que nous aurons bien entendu à compléter avec soin), l’algorithme de LinkedIn est en mesure de voir bien plus loin que nous en termes d’affinités, opportunités, etc…
  3. Stay informed : obtenir des données actualisées sur notre écosystème, notre région, sur les tendances de fond, afin de nous permettre de devenir expert dans notre domaine, surveiller les bons influenceurs… Mais aussi nous donner la possibilité de prendre la parole, gagner en crédibilité, fidéliser nos parties-prenantes et capter toujours plus de visibilité.

 

LinkedIn et sa bande (ses clients) 

N’oublions pas que LinkedIn est un « petit jeune » de la génération Z : il est rapide, agile et à fleur de peau ! Voilà pourquoi il a su imaginer toujours plus de services au gré des révolutions numériques, développant des solutions de performances digitales, sur des sujets qui incombent aux professionnels.

Aujourd’hui, 9 millions d’entreprises sont présentes sur LinkedIn et parmi elles des « clientes », qui viennent y chercher :

  1. Hire : des solutions de ressources humaines, permettant un recrutement extrêmement fin, à même de travailler par compétences, centres d’intérêts, mais aussi par « manques » repérés au sein de l’entreprise.
  2. Market : de la visibilité, grâce aux pages entreprises, mais aussi par exemple, à des campagnes de mailing dont les cibles auront pu être précisément travaillées.
  3. Sell : développer les ventes, en étant capable d’identifier « qui achète », soit non seulement le bon interlocuteur, ses influenceurs, mais aussi ses besoins,
  4. Learn : travailler sur les compétences en interne, détecter les lacunes nécessitant une (re)mise à niveau des collaborateurs et trouver des parcours de formation ad hoc

Un investissement, à coup sûr, mais un outil à nul autre pareil, ce qui explique certainement que la totalité du CAC 40, et presque tout le SBF 120 (Société des bourses françaises) fassent partie des clients de LinkedIn… (pas mal, pour un ado).

Avant de vous laisser courir remplir plus avant votre profil, rappelons ici avec Fabienne Arata que nous aurions tord de négliger de renseigner les champs relatifs aux centres d’intérêts extraprofessionnels telles que les activités bénévoles. En effet, nous explique-t-elle « les entreprises ont compris que les collaborateurs allaient les rejoindre, pour avoir un propos qui aille au-delà de la génération d’opportunité économique et qui soit une réelle contribution quotidienne à un certain nombre de causes ». Pour cette raison, les recoupements opérés par LinkedIn se font également sur les causes qui portent la personne, afin de s’assurer de leur cohérence avec le propos de l’entreprise (et réciproquement, puisque désormais nous choisissons avec de plus en plus de vigilance notre employeur).

Encore une bonne raison de s’appuyer sur LinkedIn pour mener notre « barque » professionnelle.

À propos de Fabienne Arata :

« Chez LinkedIn, ce qui nous porte, c’est un enjeu souvent qui nous dépasse (…), c’est pouvoir contribuer au monde qui nous entoure. »

Fabienne Arata a été pendant 20 ans ingénieure d’affaires chez IBM France, puis directrice générale d’Experis et FuturSkill (Manpower) : elle a rejoint LinkedIn au mois de janvier dernier, à la tête de la business unit Talent solutions.

Un parcours durant lequel elle a toujours porté une certaine vision du management, caractérisé par la foi en l’Humain et sa diversité, mais aussi le nécessaire respect de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la place des femmes dans le monde des affaires, etc.