Figurez-vous que quelques hurluberlus ont eu l’idée de créer une Université du bonheur au travail (UBAT). Oui, Madame. Ils sont partis bouche en cœur, en se disant qu’il était temps de proposer un think tank du bonheur en entreprise, en passant par cette idée folle d’UBAT. Pourquoi ? Pour proposer des « solutions concrètes pour libérer le bonheur dans votre organisation ». Dingue non ?

Oui, c’est l’été, mais sont-ils vraiment givrés ?

Non, pas de secte promettant une après-vie débordante de joie et de bonne humeur, pas de culte célébrant le bonheur comme on célèbre un dieu omnipotent et pas de fumée ou de calumet de la paix euphorisant. L’université du bonheur au travail se tient les 6,7 et 8 juillet au Châteauform’City Le Cnit de la Défense, au milieu des cols blancs, des hauts buildings et des collaborateurs pressés et stressés. Autant dire que ces joyeux drilles ont choisi de se mettre au cœur du problème pour trouver des solutions.

Ces doux dingues se réunissent à l’initiative de la fabrique Spinoza qui se définit elle-même comme étant le « think tank du bonheur citoyen ». Oui, ne prenez pas cet air effaré, cela existe. Leur objectif ? « Redonner au bonheur sa juste place » dans la société. Autant dire qu’il y a du boulot et qu’ils ont plutôt intérêt à se retrousser les manches. Et figurez-vous que cette université du bonheur au travail n’en est pas à sa première édition. Oui, ils réitèrent l’exploit cette année encore et ont choisi de réunir 150 éclaireurs qui font le choix pendant ces trois jours d’expérimenter d’autres modes d’organisations. Parce que c’est bien beau de rêver à un monde meilleur et de souhaiter la paix dans le monde, encore faut-il proposer des solutions concrètes. Ici, les solutions concernent l’entreprise et la façon dont les Françaises et les Français la vivent, la supportent parfois, la détestent de temps en temps, l’espèrent vraiment.

Les mots qui font trembler les RH

Le bonheur au travail est loin d’être une généralité, voire une réalité pour beaucoup de collaborateurs. En cause, l’économie ? La crise ? La peur ? La digitalisation accélérée d’un monde qui demande aux collaborateurs d’aller à cent à l’heure ? Certainement. En cause aussi, les mentalités, un management façon Mad Men où la pression mentale est de rigueur, le respect et la bienveillance oubliés, et la reconnaissance placée bien sagement dans un placard. Désormais, le burn-out est devenu la norme, le mal-être un conditionnement, le « diviser pour mieux régner » le crédo des managers trop avides des nouveaux épisodes de Games of Thrones ou de Koh Lanta, où l’humanité dans toute sa splendeur se trouve mise à nu au jeu du « qui est le prochain à sauter ? ».

Histoire de mettre les pieds dans le plat comme il faut, donnons quelques chiffres qui en disent long :

  • 7 salariés sur 10 estiment ne pas être reconnus à leur juste valeur (Source : Étude Deloitte et cadremploi)
  • Les salariés heureux sont 10 fois moins malades que les autres (Source :  iOpener Institute for People and Performance found)
  • 57% des salariés estiment que les actions mises en œuvre par leur employeur, en faveur du bien-être sont insuffisantes (Source : Baromètre Edenred-Ipsos 2016)

À la conquête de l’Ouest

Les Bretons et autres habitants des contrées lointaines ne sont pas les seuls concernés par cette université (on a rien contre les Bretons, c’est juste qu’ils sont à l’ouest géographique). Alors pour changer tout ça, on fait comment ? On prend conscience déjà que non, la vie en entreprise ne peut pas se passer comme ça, ne doit pas se passer comme ça. On arrête de le dire simplement haut et fort pour se donner une bonne image en réunion de com’ et on trouve des solutions, des vraies pour rendre le quotidien des collaborateurs meilleur. Alors oui, le café gratuit, le baby-foot, les canapés dernier cri, c’est sympa, c’est appréciable. Mais c’est un début, pas une fin.

Pour partir à la conquête du bonheur en entreprise, il faut accepter de se remettre en question, de partager des actions, positives comme négatives, d’ailleurs. Bref, il faut accepter de changer. Et l’UBAT et ses BATMEN et BATWOMEN ont décidé de vous y aider, de nous y aider.

Les objectifs de cette cession sont clairs :

  • Apprendre à gérer la force de ses émotions et bonifier ses journées
  • Trouver sa place au travail et améliorer ses interactions avec ses collègues
  • Expérimenter la coopération, notamment par le jeu, pour ré-enchanter ses relations humaines.
  • Bousculer les habitudes pour laisser place à l’agilité et la transformation
  • Favoriser l’intelligence collective et la cohésion de groupe
  • Faire émerger initiatives individuelles et collectives
  • Développer des actions en faveur du bonheur au travail en milieu contraint

Comment ?

En trois temps forts, avec un premier jour placé sous le signe de la confiance et de l’estime de soi, un deuxième jour qui fait la part belle à la coopération et l’expérimentation de nouvelles pratiques de gouvernance et de prise de décision et un dernier jour ensoleillé pour apprendre à faire rayonner en interne et en externe le bonheur au travail.

Nous aussi, en fait, on est givrés

On ne va pas se mentir, il y a du travail sur le sujet. Rares sont les entreprises où tout se passe bien. Et même celles qui ont amorcé le processus de transformation n’ont pas fini encore d’évoluer, de changer. C’est que les mentalités françaises ne se métamorphosent pas comme ça du jour au lendemain. Mais voilà, on essaye, pas à pas, c’est pourquoi Julia Zimmer, Smile Brander chez Nextdoor, sera de la partie, le 6 juillet, afin d’échanger avec les autres responsables RH, RSE, et autres acteurs du bonheur au travail, pour dire ce qui est mis en place chez Nextdoor pour faire bouger les lignes, atteindre step by step cet objectif sacro-saint de l’homme, selon Spinoza : le bonheur.

« L’essence même de l’homme est le désir d’être heureux, de bien vivre, de bien agir. » Baruch Spinoza

Alors, vous aussi, vous avez envie d’être givrés comme eux, comme nous ?

Un évènement haut en couleur / Demandez le programme !

Signé #lesgivrés