Le 24 juin dernier Sparknews organisait sa cinquième édition de l’Impact Journalism Day (IJD) et pour la première fois, invitait les internautes à choisir leur « innovation coup de cœur » parmi les 60 présentées…

Quatre sont arrivées ex aequo… pleines de promesses, mêlant gravité et insouciance, quatre histoires, qui une fois de plus, nous prouvent que le pire n’est jamais certain et même, que le meilleur pourrait être à venir. Nul besoin d’attendre que les pouvoirs publics trouvent d’improbables solutions qui ne nous demanderaient aucun effort ni sacrifice.

Il suffit de s’y mettre, chacun, individuellement : la preuve.

Conte n°13

[I-Drop Water ] La goutte d’eau qui n’avait pas de fond 

Il était une fois une planète bleue, bleue comme le ciel et les 70 % d’eau qui la recouvrent. Y vivaient des hommes de toutes les couleurs, mais tous invariablement composés d’au moins 60 % d’eau et contraints d’en boire plus d’un litre chaque jour pour rester en bonne santé…

Mais voilà : les hommes étaient 7,55 milliards. Leur planète, aussi bleue soit-elle, n’était composée qu’à 0,023 % d’eau, dont 3 % d’eau douce seulement. Les terres arides composant 31 % de la planète, il arriva ce qui devait arriver : une partie de l’humanité manqua d’eau potable.

James et Kate Thiers Steere se sont attelés au problème depuis 2015 :

  • d’abord, imaginer une façon simple de nettoyer l’eau, mais sans en perdre une goutte. Ils développèrent un filtre qui utilise ainsi du nano-carbone pour éliminer les bactéries, tout en laissant passer les précieux minéraux. D’une durée de vie de six à huit mois, son remplacement est en outre à la portée de tous ;
  • ensuite, comment maintenir ces stations de filtration en état dans les régions les plus reculées du monde ? La cuve fut dotée de capteurs et connectée par GSM à la plateforme d’I-Drop Water, qui peut ainsi procéder à tous les réglages utiles à distance ;
  • le soleil en personne fut mis à contribution, ce qu’il accepta bien vi drop épicerieolontiers : des panneaux solaires garantissent une connexion avec la maison-mère 7j/24 ;
  • enfin, les cuves furent proposées gratuitement à de petites épiceries, dont les propriétaires revendent l’eau à un tarif modique, dans des contenants apportés par les clients eux-mêmes ou des bidons réutilisables.

Depuis sa création, I-Drop Water a permis de recycler un demi-million de litres d’eau, grâce à des citernes déposées en Afrique du Sud, Zimbabwe, Botswana et Ghana.

L’eau, source de vie, n’est certes pas devenue gratuite malgré la pauvreté extrême dans certains villages : mais I-Drop

I drop schéma

Water a besoin de quelques revenus pour assurer la maintenance de ses cuves et surtout, surtout, arroser plus large.

À suivre…

 

Retrouvez les contes 1 à 8 sur le blog Nextdoor ici et les 9 à 11 par là.