Le 24 juin dernier Sparknews organisait sa cinquième édition de l’Impact Journalism Day (IJD) et pour la première fois, invitait les internautes à choisir leur « innovation coup de cœur » parmi les 60 présentées…

Quatre sont arrivées ex aequo… pleines de promesses, mêlant gravité et insouciance, quatre histoires, qui une fois de plus, nous prouvent que le pire n’est jamais certain et même, que le meilleur pourrait être à venir. Nul besoin d’attendre que les pouvoirs publics trouvent d’improbables solutions qui ne nous demanderaient aucun effort ni sacrifice.

Il suffit de s’y mettre, chacun, individuellement : la preuve.

Conte n°14

[Dyaqua] L’ingénierie bénie des dieux 

Le panthéon romain se faisait du souci… Saturne alerté par Junon convoqua les dieux Mânes, qui n’y pouvaient rien. Tout au plus mirent-ils leurs compagnons en garde : « Certes, les humains couvrent leurs toits d’immondes plaques noires dont le reflet insolent nous impose le port de lunettes. Mais voyez-vous, leurs intentions sont louables. » Nullement consolée, Junon alla vider les Lares et les Pénates leur transat : « Faites quelque chose ou je ne réponds plus de rien.»

Ces derniers, conscient des enjeux et du casse-tête assorti, descendirent bien vite sur Terre…

Voici comment Dyaqua (http://bit.ly/2v3uzLW), spécialisée dans l’intégration esthétique des énergies renouvelables, développa un système photovoltaïque invisible à l’œil nu, permettant de couvrir les toits des plus vénérables cités italiennes, sans les défigurer.

La tuile canal Invisible Solar est réalisée à partir de l’argile locale : elle peut donc garder l’aspect traditionnel de la terre cuite du bâti alentour, tout en intégrant des capteurs solaires.

L’Invisible Solar ne résout pas l’épineux problème du recyclage des capteurs solaires, mais Junon, elle, aime prendre les sujets les uns après les autres : grâce à elle, nous pouvons rêver de centres historiques désormais capables de produire une énergie propre et renouvelable, à l’abri pour des décennies sous les toitures refaites à neuf et dans le respect des traditions. Et ce n’est pas tout : la technologie de Dyaqua purifie l’air des substances nocives et rend la surface des tuiles autonettoyante !

Une solution qui devrait lever les réticences de ceux qui hésitaient, en raison de « l’inesthétisme » des traditionnels panneaux solaires, et des services de l’urbanisme soucieux de préserver le cachet de nos villages.

Aaah !!! Les toits de Florence, Sienne et Venise… Junon, elle, s’est pris de passion pour le sujet. Elle est partie faire un tour : les toits gris de Paris, les toits bleus de Santorin… Ne soyez donc pas surpris si vous l’apercevez en train de danser sur les toits de Dubrovnik…

À suivre…

Retrouvez les contes 1 à 8 sur le blog Nextdoor ici et 9 à 11 par là.