La charge mentale ou surcharge mentale. Il s’agit de l’un des nouveaux sujets de société du moment. Les termes nous sont arrivés en pleine figure il y a quelques semaines, pointant du doigt la pression que le non-partage des tâches domestiques pouvait entrainer dans le quotidien des femmes. Cette surcharge est aussi bien connue des entrepreneurs. Et pour cause, entreprendre s’apparente à une prise de conscience cruelle : terminer tôt pour visionner la série du soir devient le cadet de nos soucis !

He Ho ! He Ho ! On ne rentre pas du boulot !

Se mettre à son compte implique de ne dépendre que de soi-même. C’est grisant les premiers temps et cela devient vite inquiétant en cas de baisse d’activité et même envahissant, autant dans les bons mois que dans les mauvais.

Car quand on travaille pour « sa pomme », on est plus motivé que jamais ! On a tendance à accepter les missions même si celles-ci s’accumulent. Pour ce faire, on augmente les horaires journaliers pour une meilleure rentabilité. Un sondage OpinionWay en 2015 a défini l’amplitude des patrons de TPE à 9 h 40, 6 jours sur 7. Il devient de plus en plus fréquent de se retrouver à travailler tard et c’est notre conjoint qui nous rappelle à l’ordre. Pas de distinction homme/femme ici. Quand on est indépendant, l’organisation devient une seconde nature et déroger à notre emploi du temps est parfois un véritable crève-cœur. C’est peut-être pour cette raison que 72 % des entrepreneurs poursuivent leur travail une fois rentrés à la maison.

La mission précédente a été plus rapide que prévu, vous pensez pouvoir souffler un peu (je ris jaune). Ne rêvez pas, vous avez encore des millions de choses à faire. Si vous êtes indépendants, remontez-vous les manches pour entamer la comptabilité, la recherche de nouveaux clients et un peu de formation en ligne. Et n’allez pas imaginer que ce genre de chose se fait rapidement. Si vous faites appel à des sous-traitants, c’est bien pour vous, votre chiffre n’en sera que plus important. Mais la masse de travail qui découle de cette collaboration n’est pas à négliger. Il parait que l’on n’a rien sans rien. Allez, courage !

 

La migraine de l’entrepreneur

Après seulement quelques mois d’entrepreneuriat, difficile de ne pas avoir l’esprit ailleurs et se sortir de la tête les différents dossiers en cours. On y pense malgré nous. On s’interroge. Aurais-je dû faire les choses différemment ? Le client va-t-il accepter le devis ? Même à la maison, on termine bien souvent le nez sur l’écran de son téléphone ou de l’ordinateur.

Le problème avec l’organisation et les responsabilités, c’est qu’il y a toujours des imprévus, des choses qui se décalent, des ordres d’importance qu’il n’est pas toujours aisé de respecter. Tout ce joli petit monde s’accumule aussi bien sur votre emploi du temps que dans votre tête. Jour après jour, les retards, les travaux non terminés ou en attente pèsent de plus en plus lourd et saturent votre esprit. Plus c’est important, plus ça prend de place et la pression grimpe en flèche. Il devient quasiment impossible de ne pas y penser.

Pour ne pas s’arracher les cheveux et être irascible au quotidien, le plus simple est encore de régler définitivement le problème. Ce qui implique toujours plus de temps. À moins de travailler sur soi-même, mieux vaut être vigilant pour éviter le burn-out.

La surcharge mentale est une réalité qui prend racine entre la pression des responsabilités et un trop-plein de travail. Les premières erreurs apparaissent sous le poids de la fatigue et ne font qu’accentuer cet état de stress. Alors avant d’augmenter votre consommation de café par dix et ne dormir plus que quatre heures par nuit, apprenez à lever le pied !