Depuis 2005, en octobre, on célèbre la journée internationale pour la résolution des conflits. Cette année, le 20 octobre 2017 est l’emblème pour la promotion de la conciliation et la médiation à tous les niveaux sociaux. À l’initiative du projet, l’Association pour la Résolution des Conflits image son action par le biais de son logo. Tout comme l’arbre qui les représente, les graines plantées chaque année continuent de grandir. S’épanouissent-elles réellement dans le monde professionnel ? Car les prises de bec au travail ont plutôt tendance à prendre racine et sont devenues monnaie courante. Si bien que la majorité des employés y sont habitués. Pourtant, leurs conséquences continuent d’empiéter sur le fonctionnement sain de l’entreprise et le moral de chacun.

 

Agissez vite avant la gangrène

Peu importe la raison première, il est important de ne pas laisser les rancœurs s’installer afin de ne pas impacter la réalisation des missions et des tâches quotidiennes. C’est là le but essentiel de la journée internationale pour la résolution des conflits. Régler les dissensions en cours et mettre en avant les effets positifs de la conciliation. Mais pourquoi ne pas adopter cet état d’esprit toute l’année ?

Quand les égos se heurtent à la concurrence interne, que les rôles de chacun se chevauchent et que les mots dépassent la pensée, naissent les conflits. Parfois difficiles à déchiffrer, les discordes ont déjà affecté la productivité et la qualité du travail fourni lorsqu’elles sont détectées par les responsables.

 

Prenons l’exemple de Jean-Jacques, un directeur artistique autoritaire, mais apprécié par ses collaborateurs. Le fonctionnement de l’équipe entière repose sur la confiance accordée à leur supérieur et l’habileté à suivre les directives. Après une divergence d’opinions, la communication entre Jean-Jacques et l’un de ses chefs de produit est rompue. L’atmosphère n’est plus la même et c’est toute la mécanique de travail qui s’en trouve déréglée.

Avec 1,8 heure en moyenne par semaine, le temps perdu par les salariés français à cause des conflits n’est pas à négliger. Pas étonnant que la plateforme spécialisée en psychologie du travail Pro Consulte reçoive plus de 35 % d’appels les concernant. Un résultat alarmant quand on constate le mal-être qui en découle.

Comme le fait justement remarquer Gael Chatelain dans son ouvrage « Mon boss est nul, mais je le soigne », 73 % des managers français ne sont pas formés à la gestion du conflit. Ils sont même souvent la source du problème. Peu de chance qu’une journée par an suffise à tout régler !

Déverser son stress et son mécontentement, si représentatif de notre management autoritaire, a la dent dure. Gaël Chatelain nous démontre que les conflits trouvent leur source dans les comportements à tous les niveaux de la hiérarchie. La solution ? Faire preuve de considération et d’écoute. Ne pas oublier qu’un bon management est la clé pour résoudre les désaccords et les transformer en un courant positif.

 

Stop au pessimisme ! Voyez le positif même dans les conflits

Une mauvaise ambiance règne dans votre espace de travail. La cause ? Des disputes incessantes. À travers le personnage de Bob, manager aux nombreuses imperfections, Gael Chatelain nous démontre que le pire des défauts en entreprise est le pessimisme.

Pour Bob, la satisfaction au travail est une utopie. À quoi bon régler les conflits ? Même si 10 à 25% de l’efficacité d’un collaborateur dépendent de son bien-être, il n’en a cure. Une étude IPSOS a révélé que 97 % des salariés éprouvaient du mépris à l’égard de leur dirigeant. Vous vous en doutiez, Bob ne se cache pas d’en faire partie et le partage allégrement. À croire qu’une attitude positive pourrait lui donner de l’urticaire.

Pourtant, la concurrence et les conflits internes ne s’avèrent pas toujours négatifs. Une attitude trop lisse ne doit pas empêcher de confronter ses idées et ses opinions. Même si le ton monte, cela peut devenir source de progrès et de travail en équipe.

Une journée c’est bien… toute l’année c’est mieux

Un effort pour prôner la résolution des conflits est une attention louable à condition qu’il ne se limite pas à une simple journée. Autant créer la journée internationale du sourire de façade, si dès le lendemain on assiste au retour en force des regards noirs et des réflexions cinglantes.

Les dissensions permanentes sont un véritable virus au sein des espaces de travail. Elles créent une tension et un mal-être constants qui se propagent à tous les individus. Selon le cabinet en psychologie du travail OPP, 80 % des salariés ont déjà subi les affres de comportements hostiles entre collègues.

Les managers s’emploient plus d’une trentaine de jours par an à tenter d’apaiser les esprits et de remotiver leurs troupes. Pour ne pas laisser ces divergences prendre de l’ampleur, il convient d’apporter la solution adéquate. Il est parfois nécessaire de taper du poing sur la table afin de refroidir les ardeurs de chacun.  Dans d’autres cas, il est préférable de laisser les choses se tasser d’elles-mêmes. Mais certains différents plus profonds imposent de recourir à la médiation, quand une explication les yeux dans les yeux ne porte pas ses fruits.

À vous de voir si vous souhaitez attendre le troisième jeudi d’octobre pour vous y mettre, ou y œuvrer tout au long de l’année.

 

A découvrir sur le sujet

Besoin de faire une pause, de faire le point en équipe et de se poser les bonnes questions ? On vous conseille Genesis Education, pour des instants de ressources.

Et puisque manager, cela s’apprend, n’hésitez pas à vous tourner vers des entreprises dont c’est le métier, comme Breasy par exemple.