Le thé est la boisson la plus bue au monde. Eh oui ! Que ceux qui ne jurent que par le café et les autres sodas énergisants se fassent une raison et en prennent de la graine. Après avoir vu sa consommation tripler ces 25 dernières années, il était évident quil fallait une journée mondiale en son honneur et cest le 15 décembre 2017.

De fait, il s’invite de plus en plus au cœur de nos bureaux pour une pause bien méritée. Thé noir, vert, blanc, rouge, à la vanille, fruits rouges, cannelle, citron, verveine, etc., il y en a pour tous les goûts. Et pour vous ce sera quoi aujourd’hui ?

Une convivialité qui vient du fond des âges

Alors, il vient d’où, ce thé ? Mettons fin au suspense avec un petit bout de légende qui nous transporte tout droit dans la Chine antique en 2737 av. J.-C. En ce temps-là vivait le bienveillant Empereur Shen Nong. Pour sa propre santé et celle de ses sujets, il demandait à ce que l’eau soit bouillie avant toute consommation. Par une journée radieuse sous un soleil de plomb, il s’est réfugié à l’ombre d’un arbuste. Il fit bouillir son eau dans l’espoir de se désaltérer et s’est assoupi en attendant qu’elle refroidisse. À son réveil, quelques feuilles étaient tombées dans l’eau et l’empereur se délecta de cette infusion inattendue. La passion du thé était née.

Même si l’on s’est bien rattrapé par la suite, il ne fera son apparition en occident qu’en 1606 où il sera adopté par les souverains d’Angleterre. Bien loin de la cour royale, c’est aujourd’hui à la pause entre collègues qu’il réalise sa part de magie. Car contrairement au café qui vous met les nerfs en pelote et vous fait martyriser le clavier comme s’il était l’unique responsable de vos congés refusés, le thé, lui, rapproche et apaise. La pause thé, c’est le moment zen de la journée. Celui où on prend le temps de souffler et de discuter. Sans même vous en rendre compte, vous avez les jambes croisées et vous vous intéressez au week-end de Stéphane de la compta.

Voir le thé autrement

Stop aux stéréotypes ! L’amateur de thé n’est ni anglais ni sophrologue au fin fond du Tarn. Même s’il sort comme par magie sa boite de thé à chaque pause avec plus de choix que le magasin du coin, il ne parle pas forcément à ses plantes et n’est pas toujours fan de clarinette. Désormais, l’amateur de thé est à la mode et fait preuve d’un raffinement qui a du style.

Après tout, le thé est un peu comme le vin, sans l’effet alcoolisé bien sûr. Avec son immense choix de goût et de senteurs, il se joue de nos sens. Il traduit une richesse et une complexité qui n’est pas sans rappeler le cépage de nos vins si chers aux Français. Une saveur qui varie selon la qualité, la géologie, le climat, les terroirs, les tanins… Un véritable voyage gustatif, que l’on se plait à apprécier et à partager avec le temps.

Rien d’étonnant donc, à ce que les instants thés se multiplient au sein de l’entreprise. Ils deviennent presque une technique de management. On voit d’ici le nouveau responsable de service cool et compréhensif qui impose des « réunions thé » informelles pour faire un point sur le travail de chacun. Mais ça marche ! Si le thé peut être vecteur de travail dans la bonne humeur et la décontraction, cela vaut la peine de s’y essayer. Est-ce si innocent si Olivier Zara, spécialiste du management, a intitulé son dernier livre « La stratégie du Thé » ?

Alors pour ceux qui stressent en vue de leur entretien annuel d’évaluation, avant une réunion de présentation ou en attendant la décision d’un client. Pour ceux qui viennent d’écoper d’un reporting urgent de dernière minute ou tous ceux qui sentent qu’ils sont sur le point de craquer, faites une pause thé !